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De la poésie et des fleurs

Publié le par Elisabeth BORDERES

Article en construction.

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Quel est notre pays sinon un rêve

Que nous nous sommes raconté feuille à feuille,

Rameau d'or et fleurs dorée,

Fontaine, arbre, rivière,

Cet invisible Paradis.

 

 

 

 

Ah ! Que la Terre est belle

 

Ah ! que la terre est belle,
Crie une voix, là-haut.
Ah ! que la terre est belle
Sous le beau soleil chaud !

Elle est encor plus belle,
Bougonne l'escargot,
Elle est encor plus belle
Quand il tombe de l'eau.

Vue d'en bas, vue d'en haut,
La terre est toujours belle,
Et vive l'hirondelle
Et vive l'escargot !

Pierre MENANTEAU

 

 

 

 

Pétition d'une fleur

À une dame châtelaine.

(Pour la construction d'une serre)

 

Pauvre fleur, qu'un rayon du soleil fit éclore,

Pauvre fleur, dont les jours n'ont qu'une courte aurore,

Il me faut, au printemps, le soleil du bon Dieu,

Et quand l'hiver arrive, un asile et du feu.

On m'a dit — j'en frémis ! — qu'au foyer de la serre

Je n'aurai plus ma place, et mourrai sur la terre

Au jour où l'hirondelle, en fuyant les frimas,

Vole vers les pays où l'hiver ne vient pas.

Et moi, qui de l'oiseau n'ai pas l'aile légère,

Sur toi, contre le froid, j'avais compté, ma mère !

Pourquoi m'abandonner ? Pauvre petite fleur,

Ne t'ai-je pas offert l'éclat de ma couleur,

Mon suave parfum, jusqu'aux jours de l'automne ?

Ne t'ai-je pas donné ce que le ciel me donne ?

 

Si tu savais, ma mère, il est dans ce vallon,

Non loin de ton domaine, un jeune papillon

Qui versera des pleurs, et mourra de sa peine,

En ne me voyant plus à la saison prochaine.

Des sucs des autres fleurs ne voulant se nourrir,

Fidèle à son amie, il lui faudra mourir !...

Puis une abeille aussi, sur mon destin, s'alarme :

Sur ses ailes j'ai vu briller plus d'une larme ;

Elle m'aime, et m'a dit que jamais, sous le ciel,

Jeune fleur dans son sein n'avait eu plus doux miel.

Souvent une fourmi, contre le vent d'orage,

Vient chercher vers le soir l'abri de mon feuillage.

Te parlerai-je aussi de l'insecte filant,

Qui, sur mes verts rameaux s'avançant d'un pas lent,

De son réseau léger appuyé sur ma tige,

À tout ce qui dans l'air ou bourdonne ou voltige,

Tend un piège adroit, laborieux labeur

Que ta main va détruire en détruisant ma fleur ?

Et puis, quand vient la nuit, un petit ver qui brille

Me choisit chaque soir, et son feu qui scintille,

Lorsque mes sœurs n'ont plus pour elles que l'odeur,

Me permet de montrer l'éclat de ma couleur.

 

Tu vois, je suis aimée ! et cette heureuse vie,

Me serait, à l'hiver, par tes ordres ravie ?...

C'est ton or qui m'a fait quitter mon beau pays,

Où, des froids ouragans je n'avais nuls soucis ;

Aussi je pleurais bien au moment du voyage...

— L'exil est un malheur qu'on comprend à tout âge !

Mais une vieille fleur, estimée en tous lieux,

M'a dit qu'auprès de toi mon sort serait heureux ;

Qu'elle avait souvenir, jusques en sa vieillesse,

D'avoir fleuri pour toi du temps de sa jeunesse ;

Qu'aussitôt qu'on te voit, t'aimer est un devoir,

Qu'aimer paraît bien doux quand on vient de te voir ;

Que tu n'as pas un cœur qui trompe l'espérance,

Que les amis te sont plus chers dans la souffrance,

Et que petite fleur, flétrie et sans odeur,

Trouverait à l'hiver pitié pour son malheur ;

Que tout ce qui gémit, s'incline, souffre et pleure,

Cherche, sans se tromper, secours dans ta demeure ;

Que, tes soins maternels éloignant les autans,

Auprès de toi toujours on se croit au printemps !

 

Allons, construis pour nous une heureuse retraite,

Et Dieu te bénira... car c'est lui qui m'a faite,

Et simple fleur des champs, quoique bien loin des cieux,

Comme le chêne altier, trouve place à ses yeux.

Sophie d'Arbouville

 

 

 

 

Le pays

 

C’est un petit pays qui se cache parmi
ses bois et ses collines ;
il est paisible, il va sa voie
sans se presser sous ses noyers ;
il a de beaux vergers et de beaux champs de blé,
roses et jaunes dans les prés ;
par grands carrés mal arrangés ;
il monte vers les bois, il s’abandonne aux pentes
vers les vallons étroits où coulent des ruisseaux
et, la nuit, leurs musiques d’eau
sont là comme un autre silence...

C.-F. RAMUZ

 

Fleur d'artichaud.

 

 

 

 

C'est dans le silence qui suit l'orage,

et non dans celui qui le précède,

qu'il faut chercher la fleur en bouton.

 

 

 

 

Le jardinier

 

Le paysan a pris sa bêche ; il est allé
Voir si le sol enfin était bien dégelé.

Il a fait le tour du jardin, et le vieux merle
Est parti d’un vol brusque à travers la tonnelle ;
Chaque brin de gazon balançait une perle ;
L’abeille errait au seuil de son abri mouillé.

Or, le soleil montait, bravant l’ombre et la brume ;
L’homme bourre sa pipe et lentement l’allume,
Puis enfonce le fer dans la terre qui fume,
Durant que le coq chante au haut d’un tas de blé...

Philéas LEBESQUE

 

 

 

 

Nocturne

 

Un vent chargé de pluie et de glaçons
Hurle alentour depuis la nuit tombée.
Tout s'épouvanterait d'enfuir et se courbe
À travers la plaine et de bout en bout.

Il est étonnant qu'un toit tienne encore.
Il est étonnant qu'un mur soit debout.
Et que le fracas dans la cheminée
Ne soit pas un bruit de maison qui croule.

Les trésors fameux par toute la terre,
L'orgueil des vivants, la gloire des morts,
Rien ne vaut ce lit recogné dans l'ombre.
Loués soient les murs, bénis soient les combles.

Jules ROMAINS

 

Chicorée sauvage.

 

 

 

L'oiseau moqueur

 

La chaleur est accablante

Balcon ombragé de jasmin de Virginie et de chèvrefeuille pourpré

Dans le grand silence de la campagne sommeillante

On discerne

Le glouglou des petits torrents

Le mugissement lointain des grands troupeaux de bœufs dans les pâturages

Le chant du rossignol

Le sifflement cristallin des crapauds géants

Le hululement des rapaces nocturnes

Et le cri de l’oiseau-moqueur dans les cactus.

Blaise CENDRARS

 

Aloé.

 

 

 

 

C'est grâce à la nature que nous sommes en vie.

 

Fleur de Nénuphar.

 

 

 

Qui est la rose ? La rose

 

Qui est rose ? La rose est rose
Au bord de la fontaine éclose.
Qui est rouge ? Coquelicot est rouge,
Dans les blés mûrs comme il bouge !
Qui est bleu ? Le ciel est bleu
Même quand à travers les nuages
On n’en voit qu’un peu.

Qui est blanc ? Le cygne est blanc
Qui vogue sur le lac d’argent.
Qui est jaune ? La poire est jaune
Quand elle est bien mûre, en somme.
Qui est verte ? La prairie est verte,
De petites fleurs ouverte.
Qui est violet ? Les nuages sont violets
Au crépuscule de l’été.
Qui est orange ? Juste une orange.

Christina ROSSETTI

 

 

 

 

Joli mois de mai

 

L’aubépine fleurit ; les frêles pâquerettes,
Pour fêter le printemps, ont mis leurs collerettes ;

La pâle violette, en son réduit obscur,
Timide, essaye au jour son doux regard d’azur,
Et le gai bouton d’or, lumineuse parcelle,
Pique le gazon vert de sa jaune étincelle.
Le muguet, tout joyeux, agite ses grelots,
Et les sureaux sont blancs des bouquets frais éclos ;

Les fossés ont des fleurs à remplir vingt corbeilles,
À rendre riche en miel tout un peuple d’abeilles.
Sous la haie embaumée, un mince filet d’eau
Jase et fait frissonner le verdoyant rideau
Du cresson. — Ce sentier, tel qu’il est, moi je l’aime.

Théophile GAUTIER

 

 

 

 

Cantique du printemps

 

Le printemps est revenu de ses lointains voyages,
Il nous apporte la paix du cœur.
Lève-toi, chère tête ! Regarde, beau visage !
La montagne est une île au milieu des vapeurs ; elle a repris sa riante couleur.

Tout est confiance, charme, repos.
Que le monde est beau, bien-aimée, que le monde est beau !

🌺

Entends-tu ? Voici l’ondée.
Elle vient... elle est tombée.
Tout le royaume de l’amour sent la fleur d’eau.
La jeune abeille,
Fille du soleil,
Vole à la découverte dans le mystère du verger ;
J’entends bêler les troupeaux ;
L’écho répond au berger.
Que le monde est beau, bien-aimée, que le monde est beau !

🌹

Le tendre instant nous fait signe de la colline voilée.
Levez-vous, amour fier, appuyez-vous sur mon épaule ;
L’éventail va à la chevelure du saule.
Nous regarderons dans la vallée.
La feuillée se penche, l’arbre frissonne : ils sont ivres d’odeur.
Déjà, déjà le blé
Lève en silence, comme dans les songes des dormeurs.
Et la ville, elle aussi, est belle dans le bleu du temps.

💐

Que le monde est beau, bien-aimée, que le monde est beau !

O. de L. MILOSZ

 

Fleurs de prunier.

 

 

 

 

Rien n'est bizarre dans la nature.

 

 

 

 

Fleurs

 

Homme

Tu as regardé la plus triste la plus morne de toutes les fleurs de la terre
Et comme aux fleurs tu lui as donné un nom
Tu l’as appelée Pensée.
Pensée
C’était comme on dit, bien observé
Bien pensé

Et ces fleurs qui ne vivent et ne fanent jamais
Tu les as appelées immortelles.
C’était bien fait pour elles...
Mais le lilas tu l’as appelé lilas
Lilas c’était tout à fait ça
Lilas. Lilas...
Aux marguerites tu as donné un nom de femme
Ou bien aux femmes tu as donné un nom de fleur
C’est pareil
L’essentiel c’était que ce soit joli
Que ça fasse plaisir...

Enfin tu as donné les noms simples à toutes les fleurs simples
Et la plus grande la plus belle
Cette fleur tellement vivante
Toute jaune toute brillante
Celle que les savants appellent Hélianthe
Toi, tu l’as appelée soleil.

Jacques PREVERT

 

 

 

 

La pauvre fleur

 

La pauvre fleur disait au papillon céleste

— Ne fuis pas !

Vois comme nos destins sont différents. Je reste,

Tu t'en vas !

🌼

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes

Et loin d'eux,

Et nous nous ressemblons, et l'on dit que nous sommes

Fleurs tous deux !

🌷

Mais, hélas ! l'air t'emporte et la terre m'enchaîne.

Sort cruel !

Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine

Dans le ciel !

🌻

Mais non, tu vas trop loin ! — Parmi des fleurs sans nombre

Vous fuyez,

Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre

À mes pieds !

💮

Tu fuis, puis tu reviens, puis tu t'en vas encore

Luire ailleurs.

Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore

Toute en pleurs !

🌹

Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles,

Ô mon roi,

Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes

Comme à toi !

Victor HUGO

 

Fleur du fruit de la passion.

 

 

 

A une fleur

 

Que me veux tu, chère fleurette,

Aimable et charmant souvenir ?

Demi-morte et demi-coquette,

Jusqu'à moi qui te fait venir ?

 

Sous ce cachet enveloppée,

Tu viens de faire un long chemin.

Qu'as-tu vu ? que t'a dit la main

Qui sur le buisson t'a coupée ?

 

N'es tu qu'une herbe desséchée

Qui vient achever de mourir ?

Ou ton sein, prêt à refleurir,

Renferme-t-il une pensée ?

 

Ta fleur, hélas ! a la blancheur

De la désolante innocence ;

Mais de la craintive espérance

Ta feuille porte la couleur.

 

As-tu pour moi quelque message ?

Tu peux parler, je suis discret.

Ta verdure est-elle un secret ?

Ton parfum est-il un langage ?

 

S'il en est ainsi, parle bas,

Mystérieuse messagère ;

S'il n'en est rien, ne réponds pas ;

Dors sur mon cœur, fraîche et légère.

 

Je connais trop bien cette main,

Pleine de grâce et de caprice,

Qui d'un brin de fil souple et fin

A noué ton pâle calice.

 

Cette main là, petite fleur,

Ni Phidias ni Praxitèle

N'en auraient pu trouver la sœur

Qu'en prenant Vénus pour modèle.

 

Elle est blanche, elle est douce et belle,

Franche, dit-on, et plus encor ;

A qui saurait s'emparer d'elle

Elle peut ouvrir un trésor.

 

Mais elle est sage, elle est sévère ;

Quelque mal pourrait m'arriver.

Fleurette, craignons sa colère.

Ne dis rien, laisse-moi rêver.

Alfred de MUSSET

 

 

 

 

Le face-à-face

 

Toute droite, la violette,
Avec ses oreilles de faon,
Écoute le chant triomphant
De la source qui la reflète.

Ah ! Quelle passion me pousse
A saisir ce gibier subtil,
Ce frais petit fauve d’avril,
Entre mon index et mon pouce ?

Je te hausserai vers la nue
Et je renverserai le front,
Et face-à-face nous serons,
Moi le géant, toi la menue.

Si claire figure foncée,
Lueur montant du fond du noir,
Mon espoir et mon désespoir,
L’infini dans une pincée,

Fleur enfant, très ancien sourire,
Éternel museau d’un instant,
Qu’avons-nous donc tous les printemps
De si pathétique à nous dire ?

Lucienne DESNOUES

 

Violettes.

 

 

 

Cloche d'aube

 

Ce petit air de cloche, errant dans le matin, a rajeuni
mon cœur à la pointe du jour.

Ce petit air de cloche au cœur frais du matin, léger,
proche et lointain, a changé mon destin.

Quoi ! vais-je après cette heure survivre à mon bonheur,
ô petit air de cloche qui rajeunit mon cœur ?

Si lointain, monotone et perdu, si perdu, petit air, petit air
au cœur frais de la nue,

Tu t’en vas, reviens, sonnes : errant comme l’amour, tu
trembles sur mon cœur à la pointe du jour.

Quoi ! la vie pourrait être monotone et champêtre et
douce et comme est, proche, ce petit air de cloche ?

Douce et simple et lointaine aussi, comme est lointain ce
petit air qui tremble au cœur frais du matin ?

Paul FORT

 

Jonquille.

 

 

 

La Nature, trésor inépuisable des couleurs et des sons,

des formes et des rythmes,

modèle inégalé de développement total et de variation perpétuelle,

la Nature est la suprême ressource !

 

 

 

 

Les esprits des fleurs


Voyez-vous de l'or de ces urnes
S'échapper ces esprits des fleurs,
Tout trempés de parfums nocturnes,
Tout vêtus de fraîches couleurs ?

Ce ne sont pas de vains fantômes
Créés par un art décevant,
Pour donner un corps aux arômes
Que nos gazons livrent au vent.

Non : chaque atome de matière
Par un esprit est habité ;
Tout sent, et la nature entière
N'est que douleur et volupté !

Chaque rayon d'humide flamme
Qui jaillit de vos yeux si doux ;
Chaque soupir qui de mon âme
S'élance et palpite vers vous ;

Chaque parole réprimée
Qui meurt sur mes lèvres de feu,
N'osant même à la fleur aimée
D'un nom chéri livrer l'aveu ;

Ces songes que la nuit fait naître
Comme pour nous venger du jour,
Tout prend un corps, une âme, un être,
Visibles, mais au seul amour !

Cet ange flottant des prairies,
Pâle et penché comme ses lis,
C'est une de mes rêveries
Restée aux fleurs que je cueillis.

Et sur ses ailes renversées
Celui qui jouit d'expirer,
Ce n'est qu'une de mes pensées
Que vos lèvres vont respirer.

Alphonse de Lamartine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaque année, la nature nous offre le mois de Mai

pour se faire pardonner Février.

 

 

 

 

Le sentier en forêt

 

On quitte la grand'route et l'on prend le sentier
Où flotte un bon parfum d'arome forestier.
Dans le sentier taché du rose des bruyères
Surgissent, çà et là, des ajoncs et des pierres.

Un tout petit ruisseau, que verdit le cresson,
Frôle l'herbe, en glissant, d'un rapide frisson.
Nul horizon, le long de cette sente étroite :
Une futaie à gauche, un haut taillis à droite.

Rien ne trouble la paix et le repos du lieu ;
Au-dessus, un ruban très mince du ciel bleu
Que traverse, parfois, dérangé dans son gîte,
Un oiseau, voletant, qui siffle dans sa fuite...

Henri de REGNIER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marguerite.

 

 

 

Fleurs de doigts de sorcière.

 

 

 

 

Rose rouge.

 

 

 

Il n'y a point de recette pour embellir la nature.

Il ne s'agit que de voir.

 

Iris bleu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une fleur est un être entièrement poétique.

 

 

 

 

Iris jaune.

 

 

 

 

 

 

Iris mauve.

 

 

 

 

Je suis l’homme de la nature avant d’être celui de la société.

 

Rose orange.

 

 

 

 

Hibiscus rose.

 

 

 

 

Tulipes jaune.

 

 

 

A une tulipe

 

Ô rare fleur, ô fleur de luxe et de décor,

Sur ta tige toujours dressée et triomphante,

Le Velasquez eût mis à la main d'une infante

Ton calice lamé d'argent, de pourpre et d'or.

 

Mais, détestant l'amour que ta splendeur enfante,

Maîtresse esclave, ainsi que la veuve d'Hector,

Sous la loupe d'un vieux, inutile trésor,

Tu t'alanguis dans une atmosphère étouffante.

 

Tu penses à tes sœurs des grands parcs, et tu peux

Regretter le gazon des boulingrins pompeux,

La fraîcheur du jet d'eau, l'ombrage du platane ;

 

Car tu n'as pour amant qu'un bourgeois de Harlem,

Et dans la serre chaude, ainsi qu'en un harem,

S'exhalent sans parfum tes ennuis de sultane.

François COPPEE

 

 

 

 

 

Les fleurs que j'aime

 

Fleurs arrosées

Par les rosées

Du mois de mai,

Que je vous aime !

Vous que parsème

L'air embaumé !

 

Par vos guirlandes,

Les champs, les landes

Sont diaprés :

La marguerite

Modeste habite

Au bord des prés.

 

Le bluet jette

Sa frêle aigrette

Dans la moisson ;

Et sur les roches

Pendent les cloches

Du liseron.

 

Le chèvrefeuille

Mêle sa feuille

Au blanc jasmin,

Et l'églantine

Plie et s'incline

Sur le chemin.

 

Coupe d'opale,

Sur l'eau s'étale

Le nénufar ;

La nonpareille

Offre à l'abeille

Son doux nectar.

 

Sur la verveine

Le noir phalène

Vient reposer ;

La sensitive

Se meurt, craintive,

Sous un baiser.

 

De la pervenche

La fleur se penche

Sur le cyprès ;

L'onde qui glisse

Voit le narcisse

Fleurir tout près.

 

Fleurs virginales,

A vos rivales,

Roses et lys,

Je vous préfère,

Quand je vais faire

Dans les taillis

Une couronne

Dont j'environne

Mes blonds cheveux,

Ou que je donne

A la Madone

Avec mes vœux.

Louise COLET

 

Cœur de Chrysanthème.

 

 

 

 

Plus on se rapproche de la nature, mieux cela vaut.

 

Orchidée jaune.

 

 

 

 

 

 

Rose rouge.

 

 

 

Eloge de la rose

 

... Rose des soirs d’avril, rose des nuits de mai,
Roses de toute sorte,
Rêveuses sans repos qui ne dormez jamais
Tant votre odeur est forte,

Fleurs des parcs écossais, des blancs cloîtres latins,
Des luisantes Açores,
Vous qui fûtes créées avant Ève, au matin
De la plus jeune aurore,

Rose pareille au ciel, au bonheur, au lac pur,
À toute douce chose,
Rose faite de miel, et faite d’un azur
Qui est rose, ma rose !...

Anna de NOAILLES

 

Rose jaune.

 

 

 

Bouton de rose.

 

 

 

 

Rose blanche.

 

 

 

Glaïeul rouge.

 

 

 

Attendre patiemment qu’une graine se mette peu à peu à germer,

jusqu’au jour ou s’épanouira la fleur.

 

Jonquille.

 

 

 

Je vous salue, ma France

 

... Je vous salue, ma France, arrachée aux fantômes !
O rendue à la paix ! Vaisseau sauvé des eaux...
Pays qui chante : Orléans, Beaugency, Vendôme !
Cloches, cloches, sonnez l’angélus des oiseaux !

Je vous salue, ma France aux yeux de tourterelle,
Jamais trop mon tourment, mon amour jamais trop !
Ma France, mon ancienne et nouvelle querelle,
Sol semé de héros, ciel plein de passereaux...

Je vous salue, ma France, où les vents se calmèrent !
Ma France de toujours, que la géographie
Ouvre comme une paume aux souffles de la mer
Pour que l’oiseau du large y vienne et se confie !

 

Glaïeuls.

 

 

 

 

 

 

 

Glaïeul mauve.

 

 

 

 

La Nature, trésor inépuisable des couleurs et des sons,

des formes et des rythmes,

modèle inégalé de développement total et de variation perpétuelle,

la Nature est la suprême ressource !

 

Lys jaune.

 

 

 

Roses.

 

 

 

 

Pavot de Californie.

 

 

 

Glycine.

 

 

 

 

Narcisses.

 

 

 

Matin d'été à la ferme

 

Les pigeons dans le ruisseau clair
Prennent leur petit déjeuner.
Le chat bâille et renifle l'air
En se frottant le bout du nez.

Les capucines sur le bord
De la fenêtre et du sommeil
Déplissent leurs pétales d'or
Pour dire bonjour au soleil.

L'hirondelle sous la corniche
Pousse un cri aigu dans le vent.
Le chien s'étire dans sa niche
Et gobe une mouche en rêvant.

Le petit âne va partir
Au village avec ses couffins.
Un jour nouveau va se bâtir
Et l'on n'en verra pas la fin.

Marguerite-Marie PEYRAUBE

 

Safran.

 

 

 

 

Fille vient la rose cueillir, tandis que sa fleur est nouvelle.

 

Clématite.

 

 

 

Aloé.

 

 

 

Ne pensons plus à la vaisselle

 

Aimons les fleurs et leur parfum
aimons-les surtout pour elles
les narcisses lilas ou jasmins
Ne pensons plus à la vaisselle

Souvenons-nous du romarin
Choisissons parmi les plus belles
la rose l’œillet ou le thym
Ne pensons plus à la vaisselle

N'oublions pas le plantin
Fleur aimée des coccinelles
des papillons et des serins
Ne pensons plus à la vaisselle

Philippe SOUPAULT

 

 

 

 

Bouton de rose.

 

 

 

La pensée

 

Un soir, vaincu par le labeur

Où s'obstine le front de l'homme,

Je m'assoupis, et dans mon somme

M'apparut un bouton de fleur.

💐

C'était cette fleur qu'on appelle

Pensée ; elle voulait s'ouvrir,

Et moi je m'en sentais mourir :

Toute ma vie allait en elle.

🌺

Echange invisible et muet :

A mesure que ses pétales

Forçaient les ténèbres natales,

Ma force à moi diminuait.

Et ses grands yeux de velours sombre

Se dépliaient si lentement

Qu'il me semblait que mon tourment

Mesurât des siècles sans nombre.

🌼

« Vite, ô fleur, l'espoir anxieux

De te voir éclore m'épuise ;

Que ton regard s'achève et luise

Fixe et profond dans tes beaux yeux !»

🌿

Mais, à l'heure où de sa paupière

Se déroulait le dernier pli,

Moi, je tombais enseveli

Dans la nuit d'un sommeil de pierre.

Sully PRUDHOMME

 

Champ de Lavande.

 

 

 

Coquelicots.

 

 

 

 

Roses trémière.

 

 

 

Il y a moins de désordre dans la nature que dans l'humanité.

 

 

 

 

 

 

 

 

Orchidée rose.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le bouquet des quatre saisons »

 

J’ai fait un bouquet, un beau bouquet de printemps.
De quoi l’as-tu fait, pour fêter ce temps charmant ?
L’ai fait simplement de pétales roses et blancs.

J’ai fait un bouquet, un joli bouquet d’été.
De quoi l’as-tu fait, pour fêter le temps des blés ?
L’ai fait simplement d’épis et de fleurs des champs.

J’ai fait un bouquet, un joli bouquet d’automne.
De quoi l’as-tu fait, pour fêter le temps des pommes ?
L’ai fait simplement de feuillages brunissants.

J’ai fait un bouquet, un joli bouquet d’hiver.
De quoi l’as-tu fait pour fêter le beau Noël ?
L’ai fait simplement de gui et de houx piquant.

Norette MERTENS - Ella ROLLER

 

Prairie de fleurs.

 

 

 

Le seul critère, c'est la Nature dans sa grandeur et sa simplicité.

 


 

 

 

 

 

Orchidée sauvage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le bourgeon

 

Comme un diable au fond de sa boite,

Le bourgeon s’est tenu caché.

Mais dans sa prison trop étroite,

Il baille et voudrait respirer.

 

Il entend des chants, des bruits d’aile.

Il a soif de grand jour et d’air.

Il voudrait savoir les nouvelles

Il fait craquer son corset vert.

 

Puis d’un geste brusque, il déchire

Son habit étroit et trop court.

Enfin, se dit-il, je respire,

Je vis, je suis libre. Bonjour !

Paul GERALDY

 

 

 

 

Orchidée sauvage.

 

 

 

 

Une fleur est un être entièrement poétique.

 

 

 

 

La fleur des poètes

 

Chacun, comme un trésor, garde au fond de son âme

Le parfum préféré de quelque chère fleur,

Et dans tous nos pensées, sur le plus sombre drame

Ce souvenir lointain épanche sa fraîcheur.

 

Au lilas, confident de sa longue douleur,

Valmore de son chant suspend l'aile de flamme,

Et sur la véronique, image de son cœur,

Tastu laisse tomber le soupir de la femme.

 

Le chaste amant d'Elvire au pied de l'amandier

S'arrête pour cueillir une branche, et Nodier

D'une grâce rêveuse a doué l'anémone ;

 

Ah ! si parmi ces fleurs tu t'élevais un jour,

Blanc jasmin qui jadis, par un beau soir d'automne,

Reçus les larmes d'or de mon premier amour !

Antoine de LATOUR

 

Fleur de Chèvrefeuille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une seule fleur ne fait pas une guirlande.

 

 

 

 

Mainte fleur épanche à regret son parfum doux

comme un secret dans les solitudes profondes.

 

Glaïeul rouge.


 

 

Champ de Tournesols.

 

 

 

L'écureuil

 

Voyez-le filer vers les feuilles
Comme un frisson sur la forêt !
Le coucou, le loup, le bouvreuil
En restent tout interloqués.

Avec ses doux yeux en amande,
Sa queue grenadine, son nez
Qui sans cesse aux arbres quémande
Quelque noisette pour dîner,

Avec ses greniers où sommeillent
Des tas de caramels au lait,
Des biscuits, des dragées, du miel,
Des éclairs et des mille-feuilles,

Il s'en met jusqu'aux oreilles
Votre économe écureuil !

Marc ALYN

 

 

 

 

Orchidée sauvage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une fleur n'est belle que sur son arbre.

 

 

 

 

 

 

 

Bleuet des champs.

 

 

 

 

 

 

 

 

Hortensia.

 

 

 

Tout à coup

 

Aujourd'hui un oiseau m'a montré le chemin,
M'a conduit hors de la forêt
Jusqu'aux rives de l'océan de joie.
Tout à coup, j'ai vu le soleil,
Tout à coup, j'ai entendu les chansons,
Tout à coup, j'ai surpris le parfum des fleurs,
Tout à coup, mon âme s'est ouverte.

Rabindranath TAGORE

 

Fleurs de Fraisiers.

 

 

 

Savais-tu qu'un cactus avait une fleur ?

Au milieu des pics se cache un cœur.

 

Fleur de Courgette.

 

 

 

Voici les moissonneurs

 

Voici les moissonneurs qui rabotent les champs,
Les mettent au niveau de ces prés frais tondus
Où ils viennent à l’ombre et par paquets s’étendre
À l’heure où le soleil est trop haut suspendu.

Ah ! qu’il fait bon dormir en ce milieu du jour
Le long de ces buissons soulignés d’un noir d’encre
À peine les oiseaux troublent-ils d’un bec sourd
L’entrecroisement bleu des mouches grésillantes.

Le cœur comme en arrêt sur le bord de la vie
Ne reçoit plus du ciel que d’incertains messages ;
Ah ! qu’il fait bon dormir, couché dans la prairie
Comme sur une mer qui n’aurait plus de vagues...

Pierre MENANTEAU

 

Fleur à Papillons.

 

 

 

Glaïeuls.

 

 

 

Fleur de Courge.

 

 

 

Rose rouge striée de blanc.

 

 

 

Le muguet

 

Cloches naïves du muguet,

Carillonnez ! car voici Mai !

Sous une averse de lumière,

Les arbres chantent au verger,

Et les graines du potager

Sortent en riant de la terre.

Carillonnez ! car voici Mai !

Cloches naïves du muguet !

Les yeux brillants, l'âme légère,

Les fillettes s'en vont au bois

Rejoindre les fées qui, déjà,

Dansent en rond sur la bruyère.

Carillonnez ! car voici Mai !

Cloches naïves du muguet !

Maurice CARÊME

 

Arum jaune.

 

 

 

Rose rouge velours et blanc.

 

 

 

Une fleur

 

Hier, lorsqu'au matin sonnait la dixième heure,

J'allais, et je ne sais comment il arriva

Que je me retrouvai devant votre demeure,

Je ne sais où j'allais, mais je me trouvai là.

 

Et de tristes pensées dans mon sein murmurèrent,

Tristesses que le cœur exhale en les chantant,

Et ces pensées vers vous doucement s'élevèrent,

Comme un parfum des bois qui s'épure en montant.

 

Et j'avais une fleur, messagère odorante

Des premières senteurs du printemps revenu,

La porte était ouverte, et d'une main tremblante

J'y jetai cette fleur, et m'enfuis tout ému.

 

Va ! ton destin est beau, pauvre fleur printanière,

Car peut-être sur toi son regard tombera ;

Tes feuilles vont mourir éparses sur la terre,

Mais peut-être, en passant, son pied te foulera.

Antoine de LATOUR

 

 

L’aigrette de pissenlit
ou
chandelle des prés

C’est un léger hélicoptère
Qui monte et descend une échelle
Faite de brise et de lumière.

C’est une petite chandelle :
Étant de mèche avec le vent
Qui va la rabattre sur terre
On la reverra dans un an
Grimper les barreaux de l’échelle.

Pierre MENANTEAU

 

 

Le souvenir est une rose

Au parfum suave et discret

C'est une fleur que l'on arrose

Avec des larmes de regret.

 

 

 

 

L’aigrette de pissenlit

ou

chandelle des prés

 

C’est un léger hélicoptère
Qui monte et descend une échelle
Faite de brise et de lumière.

C’est une petite chandelle :
Étant de mèche avec le vent
Qui va la rabattre sur terre
On la reverra dans un an
Grimper les barreaux de l’échelle.

Pierre MENANTEAU

 

Chrysanthème.

 

 

 

Hortensia.

 

 

 

Chrysanthème.

 

 

 

 

Rose bicolore.

 

 

L'Homme a dû combattre la nature pour survivre.

Dans ce siècle, il commence à comprendre que pour survivre,

il doit la protéger.

 

 

 

 

Fleur du cactus Kroenleinia grusonii dit "coussin de belle-mère".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une seule fleur ne fait pas une guirlande.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Capucine.

 

 

 

 

 

 

 

Gueule de loup.

La danse fleurie

 

La danse fleurie est ouverte,
Mets ta robe couleur du temps,
Comme s’habille le printemps :
Casaque rose et toque verte.

Le rossignol chante les mois,
Tourne la belle quatre fois !

Tourne, tournons, l’été nous gagne,
Le soleil brûle le buisson,
Mets le jupon de la moisson :
Or de Venise et bleu d’Espagne.

Un coquelicot dans tes doigts,
Tourne la belle quatre fois !

Tourne, tournons, voici l’automne,
Le ciel rougeoie, et le vieux mur
Laisse tomber sa vigne sur
Le chrysanthème monotone.

Mets ta robe couleur des bois,
Tourne la belle quatre fois !

Tourne, tournons, chante la bise,
La neige emmitoufle le toit,
L’hiver est blanc, le ciel est froid,
La terre vêt sa mante grise.

Où sont les robes d’autrefois ?
Tourne la belle quatre fois.

Robert CAMPION

 

 

 

 

 

Fleur de Tournesol.

 

 

Il n'y a point de recette pour embellir la nature. Il ne s'agit que de voir.

 

 

 

 

Les fleurs

 

Des avalanches d'or du vieil azur, au jour

Premier et de la neige éternelle des astres

Jadis tu détachas les grands calices pour

La terre jeune encore et vierge de désastres,

 

Le glaïeul fauve, avec les cygnes au col fin,

Et ce divin laurier des âmes exilées

Vermeil comme le pur orteil du séraphin

Que rougit la pudeur des aurores foulées,

 

L'hyacinthe, le myrte à l'adorable éclair

Et, pareille à la chair de la femme, la rose

Cruelle, Hérodiade en fleur du jardin clair,

Celle qu'un sang farouche et radieux arrose !

 

Et tu fis la blancheur sanglotante des lys

Qui roulant sur des mers de soupirs qu'elle effleure

À travers l'encens bleu des horizons pâlis

Monte rêveusement vers la lune qui pleure !

 

Hosannah sur le cistre et dans les encensoirs,

Notre dame, hosannah du jardin de nos limbes !

Et finisse l'écho par les célestes soirs,

Extase des regards, scintillement des nimbes !

 

Ô Mère, qui créas en ton sein juste et fort,

Calices balançant la future fiole,

De grandes fleurs avec la balsamique Mort

Pour le poète las que la vie étiole.

Stéphane MALLARME

 

Laurier fuchsia.

 

 

 

Pâquerettes.

 

 

 

 

On ne tire pas sur une fleur pour la faire pousser.

On l’arrose et on la regarde grandir... patiemment.

 

 

 

 

 

Plante carnivore.

 

 

 

Les fleurs

 

Oh ! de l'air ! des parfums ! des fleurs pour me nourrir !

Il semble que les fleurs alimentent ma vie ;

Mais elles vont mourir.... Ah ! je leur porte envie :

Mourir jeune, au soleil, Dieu ! que c'est bien mourir !

 

Pour éteindre une fleur il faut moins qu'un orage :

Moi, je sais qu'une larme effeuille le bonheur.

À la fleur qu'on va fuir qu'importé un long courage ?

Heureuse, elle succombe à son premier malheur !

 

Roseaux moins fortunés, les vents, dans leur furie,

Vous outragent longtemps sans briser votre sort ;

Ainsi, roseau qui marche en sa gloire flétrie,

L'homme achète longtemps le bienfait de la mort !

 

Et moi, je veux des fleurs pour appuyer ma vie ;

A leurs frêles parfums j'ai de quoi me nourrir :

Mais elles vont mourir... Ah ! je leur porte envie ;

Mourir jeune, au soleil, Dieu ! que c'est bien mourir !

Marceline DESBORDES-VALMORE

 

Perce-neige.

 

 

 

Colchique.

 

 

 

Fleurs de cerisier.

 

 

 

Pervenche.

 

 

Si l'humanité survit,

gageons qu'elle mettra désormais son génie au service de la nature.

 

Fleurs d'Ortie.

 

 

 

 

 

 

Les pavots

 

Lorsque vient le soir de la vie,

Le printemps attriste le cœur :

De sa corbeille épanouie

Il s'exhale un parfum moqueur.

De toutes ces fleurs qu'il étale,

Dont l'amour ouvre le pétale,

Dont les prés éblouissent l'œil,

Hélas ! il suffit que l'on cueille

De quoi parfumer d'une feuille

L'oreiller du lit d'un cercueil.

 

Cueillez-moi ce pavot sauvage

Qui croît à l'ombre de ces blés :

On dit qu'il en coule un breuvage

Qui ferme les yeux accablés.

J'ai trop veillé ; mon âme est lasse

De ces rêves qu'un rêve chasse.

Que me veux-tu, printemps vermeil ?

Loin de moi ces lis et ces roses !

Que faut-il aux paupières closes ?

La fleur qui garde le sommeil !

Alphonse de Lamartine.

 

Fleurs de pavot.

 

 

 

 

 

 

 

Arum.

 

 

On ne force pas une fleur à s'ouvrir,

mais on peut favoriser son éclosion en ne lui cachant pas le soleil.

 

Rose pale.

 

 

 

Cœurs de Marie - Lamprocapnos spectabilis.

 

 

 

 

 

 

 

La fleur qui s’épanouit dans l’adversité

est la plus rare et la plus belle de toutes.

La plus belle de toutes les fleurs est la fleur de la liberté.

 

Rose.

 

 

 

Belle de nuit jaune striée de fuchsia.

 

 

 

 

 

 

 

Hibiscus.

 

 

 

Tulipes rouge.

 

 

Une seule fleur ne fait pas une guirlande.

 

Fleurs de Fraisiers.

 

 

Orchidée sauvage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Orchidée.

 

 

 

Mimosa.

 

 

J'ai cueilli ce brin de bruyère.

L'automne est morte souviens t'en.

Nous ne nous verrons plus sur terre.

Odeur du temps brin de bruyère.

Et souviens-toi que je t'attends.

 

 

 

 

 

Orchidée sauvage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Orchidée sauvage dite "orchidée abeille".

 

 

 

 

 

 

Plus on se rapproche de la nature, mieux cela vaut.

 

Orchidée sauvage.

 

 

 

 

 

 

Violette sauvage.

 

 

Pâquerette.

 

 

 

 

Violette blanche.

 

 

L'Homme a dû combattre la nature pour survivre.

Dans ce siècle, il commence à comprendre que pour survivre,

il doit la protéger.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Orchidée sauvage.

 

 

 

 

 

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