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Mes photographies du monde aquatique

Publié le par Elisabeth BORDERES

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Les carpes de Carbonne (H-G).

Sous la surface calme glissent de grands poissons. Dans ce ballet évoluent des carpes, habitantes anciennes de nos eaux douces de leur déplacement lent et paisible. Derrière cette apparente tranquillité elles explorent les fonds, fouillent la vase, recherchent leur nourriture et participent à l’équilibre naturel de leur milieu. Larves d’insectes, petits crustacés, vers, végétaux ou matières organiques : elles se nourrissent de nombreuses ressources présentes dans l’eau.

Les carpes apprécient particulièrement les eaux calmes ou faiblement courantes : étangs, lacs, canaux ou rivières lentes. Elles affectionnent les fonds riches où elles peuvent évoluer à leur rythme. Certaines peuvent vivre plusieurs décennies et atteindre des tailles impressionnantes, devenant de véritables géantes des eaux intérieures.

En observant attentivement ces lieux on découvre un univers étonnamment vivant. De petits poissons circulent autour des grandes silhouettes, des reflets jouent avec la lumière, les branches se dessinent à la surface comme des tableaux mouvants.

Un brochet à Carbonne (H-G).

Sous la surface calme, là où les herbiers ondulent lentement, une silhouette allongée se confond presque avec le décor. Puis soudain apparaît sa forme : un brochet, maître discret des eaux douces.

Le Brochet commun est l’un des plus grands prédateurs de nos rivières, canaux, étangs et lacs. Contrairement à d’autres poissons qui parcourent sans cesse leur territoire, il adopte souvent une stratégie très différente : l’attente.

Immobile parmi les herbes aquatiques, les branches immergées ou les zones ombragées, il observe. Son corps allongé, sa coloration mêlée de verts, de gris et de motifs plus clairs lui offrent un camouflage remarquable. Il disparaît presque totalement dans son environnement. Puis, lorsqu’une proie s’approche à portée, tout bascule en une fraction de seconde : une accélération fulgurante, une attaque précise, et le silence revient aussitôt.

Son alimentation est essentiellement composée de : petits poissons ; grenouilles ; écrevisses ; insectes aquatiques ; parfois de jeunes oiseaux ou petits animaux passant à sa portée.

Le brochet joue un rôle important dans l’équilibre naturel. En régulant certaines populations de poissons, il participe au maintien de la diversité des milieux aquatiques.

Ce qui frappe toujours lorsqu’on l’observe, c’est ce contraste étonnant : derrière son apparente immobilité se cache une incroyable puissance. Il n’a pas besoin d’agitation ni de vitesse permanente ; il mise sur la patience, la discrétion et l’efficacité.

Les carpes du jardin botanique de Nice

Dans les bassins paisibles du jardin botanique de Nice évoluent d’élégantes silhouettes colorées qui attirent naturellement le regard. Certaines glissent lentement près de la surface, d’autres disparaissent sous les reflets des arbres et des plantes aquatiques avant de réapparaître quelques secondes plus tard comme des touches de peinture vivantes.

Les carpes ornementales, souvent appelées koïs, sont bien plus que de simples poissons décoratifs. Leurs robes blanches, orangées, dorées, tachetées ou marbrées composent un tableau vivant qui change à chaque mouvement de l’eau. Sous les nénuphars et entre les ombres végétales, elles semblent presque appartenir au paysage lui-même.

La Carpe koï est issue d'une longue sélection réalisée au fil des générations. Apparues en Asie puis élevées avec patience, elles sont devenues de véritables symboles de persévérance, de longévité et de sérénité.

Derrière leur beauté se cache aussi une vie discrète et organisée. Omnivores, elles se nourrissent de petits invertébrés, de végétaux, d’algues ou de matières organiques présentes dans l’eau. Elles explorent lentement leur environnement, fouillant les fonds avec une patience presque méthodique.

Ce qui surprend souvent, c’est leur comportement. Certaines deviennent familières avec le temps et reconnaissent même la présence humaine. À l’approche d’un bassin, elles remontent parfois lentement vers la surface, comme poussées par une curiosité tranquille.

Ces bassins racontent l’équilibre entre l’eau, les plantes, les insectes et les poissons. Les nénuphars offrent de l’ombre, les végétaux filtrent naturellement une partie des éléments présents dans l’eau, tandis que les poissons participent à cette petite vie silencieuse qui anime le bassin.

Le Seaquarium du Grau-du-Roi

...est bien plus qu’un aquarium touristique : il a été conçu comme un lieu de découverte, de pédagogie et de sensibilisation au monde marin. Ouvert depuis 1989, il est installé au sein du Palais de la Mer au Grau-du-Roi, en bordure de la Méditerranée.

On y découvre :
  • Plus de 200 espèces marines : poissons méditerranéens et tropicaux, invertébrés et espèces remarquables.
  • Plus de 25 espèces de requins, regroupées dans un espace dédié particulièrement connu : le Requinarium.
  • Des phoques et des otaries dans un pôle consacré aux mammifères marins.
  • Un espace consacré aux tortues marines avec une approche scientifique et pédagogique.

     

Les principaux univers de visite
  • Espace Méditerranée : espèces présentes dans les eaux proches de nos côtes.
  • Espace tropical : poissons aux couleurs et formes spectaculaires.
  • Requinarium : espace consacré à la diversité et à la compréhension des requins.
  • Muséo-tortue : découverte de la biologie et des enjeux liés aux tortues marines.
  • Pôle mammifères marins : phoques et otaries.

     

Un engagement pour la protection des océans

Le Seaquarium a créé en 2003 le Centre d’Études et de Sauvegarde des Tortues Marines en Méditerranée (CESTMed). Sa mission consiste à : accueillir et soigner des tortues blessées ; mener des actions scientifiques ; sensibiliser le public à la fragilité du milieu marin.

 

Quelques chiffres
  • Près de 40 aquariums
  • Environ 3 millions de litres d’eau de mer

Des bassins allant de quelques centaines de litres jusqu’à près d’un million de litres pour les plus grands.

 

Les hippocampes appartiennent à la famille des Syngnathidés, la même famille que les poissons-aiguilles. Leurs particularités physiques : tête rappelant celle d’un cheval; queue préhensile qui s’enroule. Son corps est recouvert de plaques osseuses plutôt que d’écailles. Il nage verticalement (assez rare chez les poissons). Ses déplacements sont lents grâce à une petite nageoire dorsale qui bat très rapidement.

Il vit principalement dans : les herbiers marins ; les algues ; les récifs ; les zones rocheuses côtières ; les mangroves selon les espèces. C’est un animal très discret. Il nage peu et préfère s’accrocher aux plantes ou aux coraux avec sa queue. Il utilise un excellent camouflage et peut modifier légèrement ses couleurs.

L’hippocampe est un petit prédateur carnivore : il se nourrit de petits crustacés ; Son museau agit comme une petite pipette : il aspire sa proie très rapidement. Il mange des larves, du zooplancton, des crevettes minuscules et des petits animaux dérivant dans l’eau.


Le mâle porte les bébés, c’est l’une des particularités les plus remarquables du monde animal. La femelle dépose ses œufs dans une poche incubatrice du mâle qui les féconde et les garde plusieurs semaines. Il peut ensuite expulser des dizaines à plusieurs centaines de petits hippocampes.

L’hippocampe est lent et fragile face aux courants. Il dépend énormément de son camouflage pour survivre.
Plusieurs espèces d’hippocampes sont menacées par la destruction des herbiers marins ; par la pollution ; par les captures accidentelles ; par le commerce aquariophile ou traditionnel.

 

Le mérou

Après les hippocampes délicats et les petits poissons colorés, le regard tombe sur un véritable colosse du monde marin. Son apparition impressionne immédiatement : une masse puissante avance lentement dans l’eau, sans agitation, avec une assurance majestueuse.

Le mérou n’a pas besoin de vitesse ni de démonstration de force. Certaines espèces peuvent dépasser 2 mètres de longueur et atteindre plusieurs centaines de kilogrammes.

Il vit dans des récifs rocheux ; des zones coralliennes ; des cavités et falaises sous-marines ; des eaux côtières et profondes selon les espèces.

Solitaire la plupart du temps, il passe souvent de longues périodes près de son abri à défend son territoire.

Le mérou est un prédateur carnivore. Il se nourrit notamment de : poissons ; crustacés ; crabes ; poulpes ; céphalopodes divers. Il chasse à l’affût : il attend patiemment puis aspire brutalement sa proie grâce à sa bouche extrêmement puissante.

Malgré son apparence massive, il peut effectuer une attaque extrêmement rapide. Certaines espèces de mérous changent de sexe au cours de leur vie : beaucoup naissent femelles puis deviennent mâles plus tard. Le mérou joue un rôle important dans l’équilibre des récifs en régulant certaines populations.

D'autres poissons : 

Tétraodon.

Un tétraodon. Il utilise du sable pour faire de l'art sous-marin

Ce poisson créé ces sculptures de sable pour attirer de potentiels partenaires. Les scientifiques ont observé que plus la zone de nidification est grande, plus il a de chances d'attirer l'attention des femelles. Les femelles nage au milieu de ces figures géométrique et pondent leur œufs dans le centre du nid.

Les scientifiques ont découvert que les motifs complexes ont un effet hydrodynamique! Les nervures et rainures permettent de minimiser le courant au centre du nid, ce qui protège les œufs des turbulences et les protègent des prédateurs.

Nid d'un Tétraodon.

 

 

 

 

 

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