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Louis BORDES assassiné par le maquis de Nistos-Esparros

Publié le par Elisabeth BORDERES

Merci de votre passage. Réagir en commentaire soutient ce travail de mémoire.

Louis fier de son travail

Dans l’ombre de grands noms de la Résistance, il y a eu des hommes et des femmes modestes, qui ont risqué chaque jour leur vie pour sauver des inconnus. Mon grand-oncle Louis BORDES, est né en décembre 1914 à Arlos dans la Haute-Garonne à la frontière Espagnole. Il incarne les montagnards qui, avec une connaissance exacte des Pyrénées, ont fait de la frontière du Val d'Aran un chemin vers la liberté. Passeur clandestin, rattaché aux réseaux Dutch-Paris, Françoise et Victoire-Buckmaster, il est une des figures méconnue. Mort dans des circonstances troubles en juillet 1944, son nom n’est inscrit nulle part, et pourtant, sans lui, combien auraient disparu ?

À partir de 1942, les montagnes des Pyrénées sont devenues un théâtre stratégique. La Barousse, le Luchonnais, le Comminges, toutes ces vallées étaient des couloirs d’espoir. Des familles juives, des réfractaires au STO, des aviateurs alliés tombés du ciel, beaucoup sont passés par là. Qu'auraient fait ces gens sans les paysans, les ouvriers de nos vallées ? Sans ces hommes et ces femmes qui leur ont ouvert leurs maisons et les ont conduit sur les chemins de la liberté ? Louis faisait partie de ceux-là. Montagnard aguerri, il connaissait parfaitement les cols. De Saléchan à Marignac, de Marignac au pic du Burat, du Burat à Baussen, village espagnol, il guidait des fugitifs sur les routes nocturnes, en toute discrétion et en silence.

Louis est le fils cadet d’un ouvrier agricole Espagnol. Très tôt, il apprend les forêts, les torrents, les cols. En 1936, il épouse ma grand-tante paternelle Marcelle BORDERES – alors qu'il effectue son service militaire à Pau dans les Hautes-Pyrénées. Avant la période noire de 39-45, il exerce la profession de charpentier. C'est un homme vaillant, méticuleux, droit, discret, secret et peu bavard. Mais la guerre change les choses. Dès les premiers mois d'exode des gens du nord il aide des familles à traverser la frontière. A partir de 1942 Louis devient l’un des maillons essentiels des filières d’évasions. Un homme simple, mais derrière lequel se cache une vie offerte aux autres.

En octobre 1943 il effectue le passage du col du Burat le plus difficile de ceux qu'il ai pu organisés jusque là. Ils sont dix-sept à suivre le guide depuis Saléchan. Aidé de son ami le passeur Félix ANDIANO, toutes ces personnes confiante arriveront à Canejean après avoir marchés dans une tempête de neige. Parmi eux se trouvai Paul MIFSUD, un jeune homme de dix-huit ans qui voulait rejoindre le Général de Gaulle et échapper au STO, accompagné de son ami Jean GAUBERT qui partait pour la même raison. Il y avait également des personnes recherchés par la Gestapo. Voici une bande-dessinée qui retrace ce parcours : Les Chemins de la Liberté (1).

En mai 1944. La Gestapo frappe la maison de sa belle-sœur où il se trouve. Suzanne sa nièce est mortellement touchée. Louis, parvient à maintenir à distance les assaillants, mitraillette en main. Grâce à lui, les occupants de la maison s’échappent vers le fleuve de la Garonne où les attendent les maquisards du Gert et de St Bertrand de Comminges.  Pour connaitre ce drame : Suzanne Agasse Morte pour la France

Après ce drame, Louis BORDES se retire à Générest dans les Hautes-Pyrénées. Il rejoint le maquis FTPF de Nistos-Esparros, sous les ordres de Paul Chasteau. Et puis vient l’incompréhensible. Le 19 Juillet 1944, à la veille de la Libération, Louis est retrouvé mort, une balle dans la nuque, dans les bois de Montégut (près de Générest).  Sa veuve, Marcelle, a multiplié les requêtes, sans jamais obtenir la vérité. 

Louis incarne l’archétype des résistants de l’ombre. Anonyme, modeste, mais essentiel. Son histoire me rappelle une vérité que l’on oublie : la Résistance ne fut pas seulement faite de maquisards armés, mais aussi de guides, de passeurs, de paysans qui, au péril de leur vie, tracèrent des chemins vers la liberté.

(vert=erreurs - orange=recherches à faire) (clic image).

Corrections : Gallié=Galié - Avril=Mai - Générest=Montégut

"Bordes de Galié, un des meilleurs passeurs, est exécuté (après avoir été kidnappé par 17 personnes masquées et armées, ligoté, battu, puis emmené plus loin en pleine nuit) par le Maquis. En mai 1944, il avait échappé (avec toute la famille de sa belle-sœur et deux réfractaire au STO) de justesse (sur dénonciation) à une arrestation par les Allemands (Karl DETHLEFS entre autres). Il les avait reçus à coups de mitraillette (il répondait aux tirs des Allemands!) mais une de ses nièces (Suzanne) avait été tuée (mortellement blessée) et sa maison (celle de sa belle-sœur) incendiée. Dès lors, avec sa bande (j'ai hâte d'avoir tous les noms!), il mène vingt-et-une expéditions de pillages à Siradan, à Barbazan, à Mauléon... Ils volent dans les fermes (collabos/dénonciateurs), rançonnent des commerçants (collabos/dénonciateurs) en se faisant passer pour des Maquisards (les documents attestent de son appartenance à de VRAIS réseaux tels que "Françoise, Buckmaster et Dutch-Paris" jusqu'au 11 juillet 1944). Fin juillet 1944 (le 11 juillet 1944 en pleine nuit), il est arrêté (kinnappé) par le maquis FTPF de Nistos (là aussi j'ai hâte d'avoir TOUS les noms!!!), jugé (j'aimerais bien connaître ses juges!!!) et exécuté (comme un chien!) à Montégut (65) (son corps sera retrouvé le 19 juillet 1944). Ses complices seront jugés en 1951 par la cour de Toulouse."

Accusé levez-vous... Il menaçait par ses connaissances (trop de personnes qui avaient des reproches à se faire), par les exactions, qu'il savait, commises par certaines personnes, par ce qu'il savait sur ceux qui voulaient être honorés et qui le furent! Tout le monde avait "peur" de lui et des informations qu'il possédait! Lisez son histoire et vous comprendrez mieux. L'histoire écrite sur ce MEILLEUR PASSEUR a été biaisée dès le début et les couleuvres ont été (sont) avalées!

(1) Ne vous fiez pas à l'apparence de viel homme de soixante ans qui représente Louis, car à son décès il n'avait que trente ans.

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